Sur la photo ci-dessus : le député Sauveur Gandolfi-Scheit ; le Président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale Jean-François Copé ; le Président de la CCI de Haute-Corse Paul Trojani ; le Directeur Général Philippe Albertini
Inclue dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (R.G.P.P) et fortement encouragée par le Gouvernement qui a récemment manifesté son désir de la voir aboutir rapidement, la réforme des Chambre de Commerce et d’Industrie devrait faire courant 2009 l’objet d’un projet de loi.
Le travail mené par l’Assemblée des Chambres Française de Commerce et d’Industrie (ACFCI) porte actuellement sur plusieurs volets comme la fiscalité, mais aussi la refondation de la carte des CCI. Organisée autour de chambres régionales uniques, la mise en place de cette nouvelle carte suscite logiquement depuis des mois dans la majorité des régions de nombreux débats, dont celui de l’équilibre des territoires.
Le soutien du Président Copé
Pour ce qui concerne la Corse, le coup d’envoi des grandes manoeuvres a été donné le 4 Novembre dernier par le député de la Haute-Corse Sauveur Gandolfi-Scheit, qui avait organisé une rencontre au Palais-Bourbon entre les élus de la CCI de Haute-Corse, et le Président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, Jean-François Copé. Au cours de l’entretien, l’ancrage profond de la Chambre consulaire de Bastia dans le paysage insulaire et le statut incontestable de pôle économique et social de la région bastiaise ont été particulièrement mis en avant par la délégation « nordiste ». Dans l’optique du futur projet de loi gouvernemental, les deux parlementaires UMP s’étaient alors engagés à peser de tout leur poids auprès de l’Elysée, et du Gouvernement.
Dès la mi-Novembre, dans un courrier insistant notamment sur le « leadership traditionnel bastiais » et le « nécessaire équilibre territorial à respecter dans l’île », le député Gandolfi-Scheit, relayé par le Président Copé, sensibilisait le Secrétaire Général de la Présidence de la République, Claude Guéant.
La position de l’Elysée
Dans sa réponse datée du 22 Décembre dernier, le porte-parole de Nicolas Sarkozy, a d’emblée reconnu que « Bastia et son port sont le cœur économique de la Corse ». Rappelant que le débat était pour l’heure circonscrit aux acteurs consulaires, il a néanmoins fait part de la volonté de la Présidence de voir consacrée « l’importance de la proximité dans le travail des chambres » en insistant sur le fait qu’ « il n’est pas imaginable de concevoir cette régionalisation comme une concentration au chef-lieu de région de services aux entreprises qui doivent nécessairement se trouver au contact de celles-ci ». Après avoir conclu que « le cas de la Corse mérite d’être pris spécifiquement en compte » Claude Guéant a transmis le courrier au Secrétaire d’Etat chargé du Commerce Hervé Novelli, en précisant que ce dernier était désormais chargé du suivi de la refondation des CCI.
Vers un maintien des chambres consulaires corses
C’est pourquoi, dès réception de la réponse de l’Elysée, Sauveur Gandolfi-Scheit s’est mis directement en relation avec le Ministre : « Parfaitement au fait de la réalité insulaire, Hervé Novelli est lui aussi bien conscient de notre spécificité, notamment des difficultés posées par les voies de communication. Compte tenu de ce contexte, et sur le postulat de l’importance de la région bastiaise dans l’économie locale, une centralisation pure et simple en Corse autour d’une chambre régionale unique, ne semble pas être la solution préconisée. Le Ministre m’a ainsi fait part de son intention de militer lors de l’élaboration du projet de loi, pour un maintien des 2 entités départementales en Corse.
Je suis pour ma part très satisfait des réponses de l’Elysée et du ministre de tutelle, sachant qu’il n’a jamais été dans nos intentions de déshabiller Ajaccio et la Corse-du-Sud, mais simplement de rappeler, en amont de toute prise de décision, l’aspect incontournable de la Haute-Corse et de Bastia en tant que véritable pôle économique de l’île. Même si les contours définitifs des CCI insulaires restent évidemment encore à préciser, il était important pour les milliers de ressortissants des chambres consulaires bastiaises (commerce et industrie, métiers), d’obtenir des garanties sur les intentions de l’Exécutif ».